Presse écrite, extraits

Interview

le 10/03/2012 à 05:00 par Propos recueillis par Séverine Depond, journal l'Alsace

Le roman d’Hervé Frantz est « né » le 11 mars 2011. Il s’achève aussi ce jour-là puisque deux tomes vont suivre. Photo S.D.

Le roman d’Hervé Frantz est « né » le 11 mars 2011. Il s’achève aussi ce jour-là puisque deux tomes vont suivre. Photo S.D.

Capitaine des pompiers à Cernay, Hervé Frantz est aussi passionné de romans policiers. Il vient d’écrire son premier thriller technologique, « Tremblement nucléaire ». Un livre né il y a un an, le jour de l’explosion nucléaire de Fukushima.


Capitaine Frantz, vous avez un métier très prenant… Où avez-vous trouvé le temps d’écrire un roman aussi dense (450 pages) ?

« Je m’installe à mon bureau à 21 h. Et j’écris un chapitre. Soit souvent jusqu’à deux ou trois heures du matin… J’ai aussi pris des jours de congés pour écrire.

Comment avez-vous commencé la rédaction de ce roman ?

À la base, je suis fan de romans en général. Notamment policiers, thriller. Et en 2005, j’ai décidé d’écrire. J’aime me fixer des buts…

Pourquoi en 2005 ?

Cette année-là, plusieurs avions se sont crashés. Et j’ai été assez étonné que les médias n’en parlent qu’assez peu. J’ai réfléchi à la question. Je me suis demandé si des choses se cachaient derrière ce manque d’informations, si elles pouvaient être négociées… Et j’ai commencé mon premier roman, qui tourne autour de connivence entre les médias, d’espionnage… Il aurait dû sortir en septembre 2011.

Et pourquoi n’est-il pas sorti à cette date ?

Parce qu’entre-temps, un événement est venu tout perturber : l’explosion nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011. Ce jour-là, j’étais de garde à la caserne et je me suis dit que le nucléaire serait au cœur de l’actualité pendant au moins un mois. Puis, un an après, en mars 2012… Je venais de finir d’écrire mon roman mais j’ai fait le pari que les événements de Fukushima ressurgiraient autour du 11 mars 2012. Je voulais être dans l’air du temps et sortir mon roman pour cet anniversaire.

Ce qui est le cas, puisque « Tremblement nucléaire » est sorti le 1 er mars. Vous avez donc réécrit votre livre ?

Non, pas du tout. J’ai juste inversé l’ordre des tomes. Le livre que j’avais fini d’écrire début 2011 sera le tome 3 de la trilogie. Je me suis mis en mars 2011 à l’écriture de « Tremblement nucléaire », qui est donc le tome 1. Il était bouclé début septembre.

De quoi parle ce premier ouvrage ?

Il s’agit de mondes différents qui s’imbriquent : le pétrole noir, l’environnement, le pétrole blanc (le nucléaire).

Pourquoi le nucléaire vous inspire-t-il ? C’est uniquement lié à Fukushima ?

Non, c’est un thème qui fait réagir les gens, qu’ils soient pour ou contre. Il y a beaucoup de préjugés des deux côtés.

Votre premier roman tourne autour du nucléaire mais vous ne donnez pas de position sur la question…

Non, je ne milite ni pour, ni contre. Même si depuis que j’ai sorti ce livre, on me sollicite pour tenir des conférences ! Professionnellement, je n’ai pas le droit d’avoir un avis pour ou contre, je m’y tiens.

Votre roman témoigne d’un vrai souci du détail, autant en ce qui concerne les très nombreux personnages, les lieux décrits de manière pointilleuse mais aussi les événements, relatés de manière pédagogique… C’est voulu ?

Oui, j’aime ce souci du détail chez des auteurs que j’adore comme Ken Follett. J’aime vivre un roman. J’ai donc fait beaucoup de recherches pour les descriptions. Les livres permettent de comprendre et de découvrir des choses auxquelles on n’a pas toujours accès. La vulcanologie, au cœur du roman, permet par exemple de comprendre les enchaînements avec le gaz et le nucléaire…

Et il y a 64 personnages importants, car il y a 64 cases aux échecs, jeu que je pratique assidûment. Chacun a donc sa place dans le roman…

Comment avez-vous créé ces personnages, dont les principaux sont « personnalisés » de façon originale sur la couverture du livre ?

J’avais besoin de construire mes personnages. Je les ai donc créés et ensuite, j’ai « mis quelqu’un » dedans, pour jongler entre eux plus facilement. En m’inspirant de proches ou de personnages connus, notamment pour les hommes politiques.

Avec notamment vos enfants…

Oui, je fais tout en famille. Lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai expliqué ce que je faisais à mes enfants. Et je leur ai demandé qui ils voulaient être. Ma fille Zoé, par exemple, voulait être pompier comme papa. Mais elle a vu aussi qu’il y avait un rôle d’illustratrice de livres pour enfants. Du coup, je lui ai donné le personnage de Zoé, illustratrice pour enfants, donc, mais aussi lieutenant sapeur-pompier volontaire à Ensisheim. Et le soir, avant d’aller se coucher, elle venait me voir : « papa, je vais faire quoi, moi, ce soir ? ». Elle a toujours suivi l’écriture du roman. Il est vraiment familial.

Dans le livre, le frère de Zoé s’appelle Arthur, comme votre fils…

Bien sûr ! Même s’ils ont 20 ans de plus dans le livre. J’ai essayé de conserver les prénoms et les initiales des personnages réels que j’ai « mis » dans ceux du roman. En vérifiant sur internet les associations noms/prénoms pour m’assurer que personne de réel n’existait. Et tous les élus existent vraiment…

Idem pour les lieux, puisque l’Alsace est au cœur de l’intrigue, notamment avec la centrale nucléaire de Fessenheim…

Oui, il est beaucoup question de Fessenheim mais j’ai fait attention de ne pas utiliser mon expérience personnelle et professionnelle : ce que j’ai décrit de la centrale, je l’ai trouvé sur internet et dans les livres. Même si selon moi, certains détails ne correspondant pas à la réalité… Et il n’a pas que l’Alsace puisque l’on voyage dans le livre dans les pays nordiques, au japon, aux États-Unis…

Vous avez aussi mis des expériences personnelles…

Oui, il y a beaucoup d’autobiographique. Notamment les passages consacrés à l’alpinisme puisque j’en ai fait beaucoup et que j’ai eu un très grave accident de montagne… Il y a toujours des traces de soi dans un livre. Ce qui permet aussi d’exorciser des choses.

Ce livre s’achève le 11 mars 2011, avec les événements que l’on sait. Et après ?

Je dois achever le tome 2, qui est en cours et dont je n’ai pas encore choisi le titre. Et modifier un peu le tome 3, « Pétrole blanc ». J’ai aussi un autre livre qui sortira en septembre mais n’a rien à voir avec cette trilogie. Ce sera plutôt un roman dans la veine du film 6e sens.

Vous avez déjà vendu quelques livres ?

J’en ai placé 700. Car il y a aussi des dons à des associations. Pour qu’elles les vendent et récoltent les bénéfices. Mon but n’est pas de faire fortune. Éventuellement rembourser mes frais d’impression, ce serait bien. Car mon objectif est de reverser les droits d’auteurs que je percevrais à des œuvres caritatives. Notamment des structurent qui œuvrent pour les enfants de la région de Fukushima au Japon mais aussi pour les orphelins des sapeurs-pompiers et des forces de l’ordre.

Vous ne faites pas ce livre pour vous, alors ?

Si : moi, j’ai le plaisir d’écrire ! J’ai la chance de pouvoir faire vivre ma famille, qu’elle aille bien. Je vois tellement de gens souffrir… Je veux participer à aider les autres, à mon niveau. On doit relativiser nos petits bobos : ce n’est pas si grave par rapport à ce que vivent certains.

Comment commercialisez-vous votre roman ?

Je fais des salons du livre et des séances de dédicaces partout en France. Il est aussi en librairie. Et on peut me contacter par mail. »

LIRE « Tremblement nucléaire » d’Hervé Frantz. Jérôme Do Bentzinger éditeur. 22 €. Internet : www.herve-frantz.comou mail : auteur@herve-frantz.co
m

http://www.dna.fr/culture/2011/12/03/tremblement-nucleaire

Merci aux DNA

 

http://www.dna.fr/edition-de-obernai-barr-rosheim/2011/11/10/thriller-autour-d-une-centrale-nucleaire

Tremblement nucléaire par Gigi LAUER, merci à la correspondante de presse de Barr, ville de mon enfance, pour ce beau clin d'oeil. Merci aussi aux sapeurs-pompiers de Barr de m'avoir montré la voie, merci André, merci Claude.

 

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/11/25/l-imagination-fertile-des-auteurs-alsaciens

Merci au journal l'Alsace, pour son article en faveur de l'imagination fertile alsacienne. Bravo à tous mes amis auteurs alsaciens. Retrouvons-nous, partageons nos expériences.

 

Premier roman, suite en cours d'écriture, l'aventure continue. Rebondissements surprenants...

http://sitemap.dna.fr/articles/201111/10/barrthriller-autourd-une-centrale-nucleaire,,000005720.php

 

Dans le roman, un hommage aux gendarmes qui assurent notre sécurité, hommage au GIGN aussi, le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale, et au PGHM, le peloton de gendarmerie de haute-montagne, que je connais particulièrement bien... 21/08/98

Un mot sur le roman en Lorraine :
http://www.actualite-en-region.fr/lorraine/10-11-2011.html

 

http://sitemap.dna.fr/articles/201112/03/tremblement-nucleaire,monde,000001980.php

Un bel article dans la presse "MONDE", le thriller technologique du printemps