Sabrina Larue, ingénieur et ?

Qui est Sabrina Larue ? Dans la vie, cette femme est courageuse, volontaire et passionnée. Quand elle a décidé, elle déploie ses compétences pour atteindre son objectif. Merci petite soeur d'avoir accepté ce rôle délicat et sensible où il faut se positionner fermement et tenir le cap. Extrait...

-         Sabrina, dans le cas que tu m’exposes, je peux te répondre sans avoir besoin de calculer quoi que ce soit. En effet, une telle quantité de gaz pourrait produire une boule de feu gigantesque, visible de Strasbourg ou de Bâle. Je suis presque d’accord avec ton collègue Franck. Cependant, le paramètre qu’il ne prend pas en compte, c’est la nécessaire combinaison des trois éléments du triangle du feu. Pour que l’inflammation ait lieu, il faut impérativement un combustible, un comburant, et une source de chaleur. En règle générale, le gaz peut servir de combustible, l’oxygène de l’air est le comburant, et la source d’activation peut être une flamme, une étincelle ou un appareil électronique qui se met en marche, comme un téléphone portable par exemple. Une explosion est aussi appelé phénomène chimique exothermique. Il y a libération de chaleur. L’explosion est un mécanisme chimique pendant lequel les molécules de gaz se marient dans des proportions précises avec les molécules d’oxygène de l’air. S’il n’y a pas assez d’oxygène, tout le gaz n’est pas brûlé. Dans ce cas, après l’explosion, il restera du gaz. L’équation chimique d’une explosion c’est d’un côté le gaz et l’oxygène qui s’associent, et de l’autre côté la production d’eau et de gaz carbonique en plus de la chaleur. Il y aura donc soit une déflagration, soit une détonation, mais la différence est un peu technique. En résumé, l’explosion se produit avec un déclencheur. C’est ce qui se passe, par exemple, quand quelqu’un actionne l’interrupteur de son logement alors qu’il y a une fuite de gaz. L’importance de l’explosion n’est pas déterminée par le volume de gaz, mais par l’air disponible avec le gaz.

Serge avait laissé négligemment trainer la copie de ses commentaires en qualité de spécialiste en sismologie. Il avait confié le dossier de réponse à Sabrina Larue pour qu’elle conduise la réunion d’information après expertise du site. Franck Konrad, du même bureau de sismologie français, avait quant à lui une fibre à la fois écologiste, mais également un esprit de contestation. Il était réfractaire au changement. De surcroit, il estimait que stocker du gaz sous la plaine d’Alsace représentait un danger d’explosion énorme. Il imaginait le cataclysme de la terre qui se soulève, dans un scénario dantesque. Pour le rassurer, Sabrina Larue avait contacté une connaissance des bancs de la fac. Elle avait appelé Arthur Fayet qui œuvrait en plus de ses fonctions dans l’industrie de la chimie baloise, en qualité d’expert de l’équipe zonale des risques technologiques et naturels.

-         Arthur, pour terminer l’étude de danger sur le stockage de gaz, j’aimerais des éléments qui sont sans doute évidents pour toi, mais qui sont tout à fait flous pour moi.

Toute la partie étude sismologique s’était révélée plutôt positive, et favorable à la création de ce stockage de gaz. A l’exception de la profondeur.