Sandra Peters Kristofferson, chargée de comm... (et ?)

Merci Nadège pour ta gentillesse et la force tranquille que tu libères positivement et généreusement. Prends les grands chemins à la rencontre de ton destin !

Voici des clichés de Sandra Peters Kristofferson, pris avant son recrutement. Les cheveux ? Non, mais le regard ne trompe pas ! Est-elle la personne qu'elle prétend être ?

NUCLEAIRE CHAPITRE 5 - mars 2010

La troisième, Sandra Peters Kristofferson, cheveux foncés, un mètre soixante-quinze, regard profond, semblait sonder le potentiel de son interlocuteur sous des lunettes ajustées et judicieusement choisies. Béatrice remarqua un charme certain chez la trentenaire, l’ainée des trois et la plus expérimentée. Son emploi avait été l’aboutissement d’une série de demandes de l’O.P.E.C.S.T. L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques avait présenté 19 points de vigilance et 47 points d’amélioration. Le Sénateur Clément Behly menait l’étude sur la sureté nucléaire. Le thème central disséquait la place de la filière du nucléaire pour définir son avenir. Le but final consistait en une rédaction de bilans objectifs. Il apparut nécessaire de répondre à la question de la poursuite d’activité de la centrale nucléaire de Fessenheim. Pour assister la mise en œuvre des travaux de l’étude, travailler dans un climat apaisé s’imposait au sein de la C.L.I.S. Cette commission locale d’information et de surveillance de la centrale nucléaire de Fessenheim rassemblait favorables et réfractaires au nucléaire pour un débat d’idées et une transparence de fonctionnement. D’un côté, les virulents écologistes conduits par Henri Schneider, s’opposaient depuis les années soixante-dix. De l’autre, les calculateurs, ces politiques en pleine ascension à l’image du député Loïc Premier, se tenaient prêts à accorder leur bienveillance à la filière du nucléaire dans l’espoir d’un puissant soutien. Des fantasmes ministériels s’échappaient sans honte des rêves les plus courants. Interrogée par la directrice, Sandra Peters Kristofferson démontrait ses solides références dans le monde de la communication. Ses recommandations vantaient une aisance notamment en communication de crise. Ses aptitudes l’avaient placée loin devant les autres candidats lors du jury de sélection, quatre mois auparavant. Béatrice Halisinski, se reconnut en elle, avec quelques années de moins et une grande envie de réussite professionnelle. Voilà le premier argument qui avait pesé en faveur de son embauche. Toutefois, face à face, Béatrice se sentait évaluée par Sandra. Celle-ci parlait peu mais orientait le dialogue de Béatrice, ce qui lui parut quelque peu gênant. En experte des rapports humains, Béatrice possédait, elle, par contre, un sens perçant des découvertes du fonctionnement des individus. Les quelques minutes échangées avec Sandra la convainquirent que cette nouvelle n’était pa...