Extrait "vulcanologie"

 

Au lieu de cela, ils avaient pris place dans des voitures dès leur arrivée, arpentant les routes et les pistes sablonneuses. Très vite, ils avaient quitté Santa Cruz de Tenerife, passant par Puerto de la Cruz. Le but avait été exposé par Adèle. Il fallait rejoindre rapidement le parc naturel « Parque Nacional del Teide » dont le sommet volcanique, « Chahorra, El pico Del Teide », s’élevait à plus de 3.600 mètres d’altitude. Ce sommet témoignait de la puissance de la Terre au moment de la libération l’énergie de ses entrailles. Ce périple était épuisant. Accomplir une progression de cinquante kilomètres dans des conditions aussi sommaires était bien plus long que se déplacer d’une distance identique en France métropolitaine, sur une voie rapide. Ce détail était probablement le premier que le petit groupe n’avait pas visualisé lors de ses soirées d’organisation en Alsace. Evoluer à une telle altitude eut pour conséquence de déclencher les premiers signes du mal des montagnes pour les moins habitués du groupe. Quelques-uns en étaient quittes pour un bon mal de tête. Ils avaient tous pour intention d’atteindre le sommet du volcan, et peu à peu, ils désespéraient de pouvoir accomplir cet objectif, faute de temps. Les observations scientifiques des deux jeunes vulcanologues allaient être chronophages, autant qu’intéressantes.

 

-          Mes amis voici Pico de Teide, vu de son pied ! » déclara Anne-Laure en reprenant son souffle.

 

-          Il n’y a rien du tout ici, c’est complètement dingue », compléta Régis très habitué à de tels efforts en altitude.

 

Ils s’étaient autorisés une sortie sport et nature, chaussures de marche aux pieds, équipements de montagne de rigueur, sous le ciel bleu azur. Ici la rare végétation qui pouvait résister lorsqu’il n’y avait pas de neige, n’était que touffes éparpillées vertes ou brunes et qui semblaient totalement brûlées par le soleil.

 

-          Nous sommes à moins de deux kilomètres du sommet, d’après mon GPS, et pourtant nous sommes mille mètres plus bas que lui, c’est impressionnant » indiqua Zoé.

 

Comme les autres, elle ne s’était pas attendue à de tels dénivelés, en scrutant les cartes et images sur internet, avant le départ. La pierre était tantôt ocre et friable, tantôt noirâtre, roche volcanique refroidie et fragmentée depuis de nombreuses décennies. En dépit des efforts et des péripéties qu’ils avaient rencontrés pour arriver jusqu’à cet endroit, tout ce petit monde était ravi. Occasionnellement, quelques fleurs violettes apportaient une touche rassurante dans le paysage rocailleux inhospitalier. Partout autour d’eux, se dévoilaient des cratères plus petits, mais aux contours distinctement conservés qui ne laissait place à aucun doute. Le volcanisme ici était bien réel, malgré l’absence de manifestation violente récente. L’ile ne comptait que quelques kilomètres de circonférence. A 2.600 mètres d’altitude, le regard se percevait l’océan, où se mêlait le bleu profond de l’eau au bleu du ciel. Seuls quelques nuages blancs glissaient lentement à une altitude d’environ deux mille mètres, un peu plus bas que leur niveau. Ces nuages venaient lentement s’agglutiner, stoppés par les contreforts et reliefs de l’ile volcanique. Après trois journées de détente et d’acclimatation, le programme évolua dans une direction plus scientifique. Sur un sommet, les vulcanologues entourées de quelques-uns de leurs amis fidèles qui avaient pu se libérer pour les accompagner aux Canaries, apportaient des renseignements complémentaires au sujet de leur mission. Il s’agissait d’étudier des iles volcaniques.

 

-          Voici le but de notre mission d’observation. Tous les volcans naissent, grandissent, et généralement s’élèvent. Un problème pourtant augmente à mesure que le volcan s’étend. Lorsque le volcan s’élargit, l’intérieur est comme une marmite qui s’élargit de pair. Le couvercle du volcan soumis aux tensions et aux forces, présente parallèlement un risque grandissant d’effondrement dans son antre en libérant un nuage de poussières, de cendres, et de magma », expliqua Adèle.

 

Les jeunes vulcanologues poursuivirent leurs explications en évoquant la situation particulière de La Palma, une ile entièrement volcanique. 500.000 ans s’étaient écoulés depuis le dernier effondrement connu sur cette ile. Il concerna un volcan au nord de l’ile, le Taburiente. De l’effondrement était restée une gigantesque caldeira, tel un amphithéâtre de dix kilomètres de diamètre bordé d’abruptes falaises. Pour autant, la menace planait toujours en 2010. La problématique était triple. Certes les lois de la gravité expliquaient le risque pour un volcan dont les parois avoisinaient les trente degré d’inclinaison. De fait, le glissement de terrain était à craindre. Mais encore, la montée de magma frais provoquerait probablement des gonflements supplémentaires sur les côtés chargeant un peu plus les flancs. Chris indiqua qu’elle craignait une désorganisation des masses de matière, en raison d’un équilibre déjà précaire. Et s’il fallait insister, la nature avait prévu d’accompagner régulièrement ses éruptions par des secousses sismiques pour bouleverser les dernières résistances. Dans ces conditions, il y avait fort à craindre que tout l’édifice volcanique vacille et s’effondre. Ainsi était donc la situation.

 

-          Sous la croûte du volcan, il faut imaginer différentes couches. Tout d’abord, nous trouvons une surface froide et durcie par le temps. Piégée entre cette structure et le magma bien plus bas, se trouve une nappe phréatique maintenue sous pression par réchauffement ».

 

-          Oui Adèle, la chimie explique ce phénomène », intervint Arthur, et il poursuivit :

 

-          Vous voyez ce qu’est un litre d’eau à l’état liquide, c’est un volume d’un litre contenu dans une bouteille. Par contre, lorsque le litre d’eau est entièrement soumis à une température supérieure à cent degrés Celsius en quelques secondes, toute l’eau se vaporise. Quand l’eau liquide devient de la vapeur, un litre de liquide se transforme en 1.800 litres de vapeur, soit 1.800 bouteille de vapeur. Vous comprenez aisément qu’avec une telle transformation piégée par le couvercle du volcan, c’est une véritable propulsion de bouchon de champagne qui va se produire dans le cas qu’Adèle évoque. C’est assez terrifiant ».

 

-          Tout est question de temps, et nous cherchons à établir le risque pour inciter les autorités à mettre en place un système fiable d’avertissement des populations, particulièrement pour celles qui courent le plus grand risque sur le pourtour Atlantique. Il est cependant difficile de demander à des élus de prendre des mesures pour un danger qu’ils n’ont jamais rencontré de mémoire d’homme, et c’est bien le plus navrant », poursuivit Chris.

 

-          C’est la côte est des Etats-Unis, les Caraïbes, qui seront dévastées selon ce que tu nous expliques ! », interrogea Zoé qui avait été très attentive.

 

-          Notre site d’observation est certes moins intéressant que lors de notre virée islandaise avec Jean-Louis Gullung, où nous avons assisté en direct à l’éruption mais nous ne pourrions pas nous approcher ici comme nous le souhaitons pour atteindre notre objectif diamétralement différent. »

 

-          La Cumbre Vieja a connu une évolution fulgurante et dissimule sournoisement la fureur de ses entrailles. Deux éruptions récentes ont eu lieu. La plus récente en 1971 sans trop de conséquences. Toutes deux ont donné lieu à des expulsions de lave et de cendre. La précédente en 1949 a surpris les habitants qui n’avaient pas connu de secousse durant les deux siècles précédents. Mais plus encore, les très fortes secousses sismiques ont laissé place à une véritable déchirure de l’ile sur une distance visible de trois kilomètres au moins d’après nos informations ».

 

-          Bonelli Rubio, un espagnol spécialisé dans la sismologie, a remarqué un affaissement effrayant de quatre mètres au droit de cette déchirure. La chute vers l’océan est en route. Suivi par GPS, le constat est flagrant. Le glissement se fait régulièrement », s’empressa de préciser Chris.

 

Ce site très peu peuplé, en comparaison avec les grandes villes japonaises, n’attirait pas vraiment l’attention de l’opinion publique. Aucune chance de mobiliser les médias pour mettre sous les projecteurs cette menace dont les américains n’avaient pas conscience.

 

-          Je commence à comprendre pourquoi personne n’est encore en mesure d’avertir efficacement ces millions de victimes potentielles. Les éruptions sont absolument imprévisibles, malheureusement » commenta Régis à son tour.

 

Voici ce que regrettait également le petit groupe. Savoir que des innocents allaient périr, sans qu’il ne soit possible de mettre en garde qui que ce soit, désespéraient les membres du groupe qui découvraient la situation grâce aux projecteurs de Chris et Adèle.

 

-          Si je comprends bien, repris Zoé, le sommet du volcan qui s’effondre dans le cœur du volcan va éclabousser les alentours ? »

 

-          Oui, c’est bien ça, et toute la matière qui s’était asséchée et refroidie petit à petit, est remise dans le contenant qui ne possède pas de place pour l’accueillir », répondit Adèle.

 

-          Mais ce que nous allons observer dans nos études, ce sont les cratères pour lesquels le sommet du volcan ne s’est pas effondré dans le volcan, mais entraine la rupture de toute une face », précisa Chris.

Au lieu de cela, ils avaient pris place dans des voitures dès leur arrivée, arpentant les routes et les pistes sablonneuses. Très vite, ils avaient quitté Santa Cruz de Tenerife, passant par Puerto de la Cruz. Le but avait été exposé par Adèle. Il fallait rejoindre rapidement le parc naturel « Parque Nacional del Teide » dont le sommet volcanique, « Chahorra, El pico Del Teide », s’élevait à plus de 3.600 mètres d’altitude. Ce sommet témoignait de la puissance de la Terre au moment de la libération l’énergie de ses entrailles. Ce périple était épuisant. Accomplir une progression de cinquante kilomètres dans des conditions aussi sommaires était bien plus long que se déplacer d’une distance identique en France métropolitaine, sur une voie rapide. Ce détail était probablement le premier que le petit groupe n’avait pas visualisé lors de ses soirées d’organisation en Alsace. Evoluer à une telle altitude eut pour conséquence de déclencher les premiers signes du mal des montagnes pour les moins habitués du groupe. Quelques-uns en étaient quittes pour un bon mal de tête. Ils avaient tous pour intention d’atteindre le sommet du volcan, et peu à peu, ils désespéraient de pouvoir accomplir cet objectif, faute de temps. Les observations scientifiques des deux jeunes vulcanologues allaient être chronophages, autant qu’intéressantes.

-          Mes amis voici Pico de Teide, vu de son pied ! » déclara Anne-Laure en reprenant son souffle.

-          Il n’y a rien du tout ici, c’est complètement dingue », compléta Régis très habitué à de tels efforts en altitude.

Ils s’étaient autorisés une sortie sport et nature, chaussures de marche aux pieds, équipements de montagne de rigueur, sous le ciel bleu azur. Ici la rare végétation qui pouvait résister lorsqu’il n’y avait pas de neige, n’était que touffes éparpillées vertes ou brunes et qui semblaient totalement brûlées par le soleil.

-          Nous sommes à moins de deux kilomètres du sommet, d’après mon GPS, et pourtant nous sommes mille mètres plus bas que lui, c’est impressionnant » indiqua Zoé.

Comme les autres, elle ne s’était pas attendue à de tels dénivelés, en scrutant les cartes et images sur internet, avant le départ. La pierre était tantôt ocre et friable, tantôt noirâtre, roche volcanique refroidie et fragmentée depuis de nombreuses décennies. En dépit des efforts et des péripéties qu’ils avaient rencontrés pour arriver jusqu’à cet endroit, tout ce petit monde était ravi. Occasionnellement, quelques fleurs violettes apportaient une touche rassurante dans le paysage rocailleux inhospitalier. Partout autour d’eux, se dévoilaient des cratères plus petits, mais aux contours distinctement conservés qui ne laissait place à aucun doute. Le volcanisme ici était bien réel, malgré l’absence de manifestation violente récente. L’ile ne comptait que quelques kilomètres de circonférence. A 2.600 mètres d’altitude, le regard se percevait l’océan, où se mêlait le bleu profond de l’eau au bleu du ciel. Seuls quelques nuages blancs glissaient lentement à une altitude d’environ deux mille mètres, un peu plus bas que leur niveau. Ces nuages venaient lentement s’agglutiner, stoppés par les contreforts et reliefs de l’ile volcanique. Après trois journées de détente et d’acclimatation, le programme évolua dans une direction plus scientifique. Sur un sommet, les vulcanologues entourées de quelques-uns de leurs amis fidèles qui avaient pu se libérer pour les accompagner aux Canaries, apportaient des renseignements complémentaires au sujet de leur mission. Il s’agissait d’étudier des iles volcaniques.

-          Voici le but de notre mission d’observation. Tous les volcans naissent, grandissent, et généralement s’élèvent. Un problème pourtant augmente à mesure que le volcan s’étend. Lorsque le volcan s’élargit, l’intérieur est comme une marmite qui s’élargit de pair. Le couvercle du volcan soumis aux tensions et aux forces, présente parallèlement un risque grandissant d’effondrement dans son antre en libérant un nuage de poussières, de cendres, et de magma », expliqua Adèle.

Les jeunes vulcanologues poursuivirent leurs explications en évoquant la situation particulière de La Palma, une ile entièrement volcanique. 500.000 ans s’étaient écoulés depuis le dernier effondrement connu sur cette ile. Il concerna un volcan au nord de l’ile, le Taburiente. De l’effondrement était restée une gigantesque caldeira, tel un amphithéâtre de dix kilomètres de diamètre bordé d’abruptes falaises. Pour autant, la menace planait toujours en 2010. La problématique était triple. Certes les lois de la gravité expliquaient le risque pour un volcan dont les parois avoisinaient les trente degré d’inclinaison. De fait, le glissement de terrain était à craindre. Mais encore, la montée de magma frais provoquerait probablement des gonflements supplémentaires sur les côtés chargeant un peu plus les flancs. Chris indiqua qu’elle craignait une désorganisation des masses de matière, en raison d’un équilibre déjà précaire. Et s’il fallait insister, la nature avait prévu d’accompagner régulièrement ses éruptions par des secousses sismiques pour bouleverser les dernières résistances. Dans ces conditions, il y avait fort à craindre que tout l’édifice volcanique vacille et s’effondre. Ainsi était donc la situation.

-          Sous la croûte du volcan, il faut imaginer différentes couches. Tout d’abord, nous trouvons une surface froide et durcie par le temps. Piégée entre cette structure et le magma bien plus bas, se trouve une nappe phréatique maintenue sous pression par réchauffement ».

-          Oui Adèle, la chimie explique ce phénomène », intervint Arthur, et il poursuivit :

-          Vous voyez ce qu’est un litre d’eau à l’état liquide, c’est un volume d’un litre contenu dans une bouteille. Par contre, lorsque le litre d’eau est entièrement soumis à une température supérieure à cent degrés Celsius en quelques secondes, toute l’eau se vaporise. Quand l’eau liquide devient de la vapeur, un litre de liquide se transforme en 1.800 litres de vapeur, soit 1.800 bouteille de vapeur. Vous comprenez aisément qu’avec une telle transformation piégée par le couvercle du volcan, c’est une véritable propulsion de bouchon de champagne qui va se produire dans le cas qu’Adèle évoque. C’est assez terrifiant ».

-          Tout est question de temps, et nous cherchons à établir le risque pour inciter les autorités à mettre en place un système fiable d’avertissement des populations, particulièrement pour celles qui courent le plus grand risque sur le pourtour Atlantique. Il est cependant difficile de demander à des élus de prendre des mesures pour un danger qu’ils n’ont jamais rencontré de mémoire d’homme, et c’est bien le plus navrant », poursuivit Chris.

-          C’est la côte est des Etats-Unis, les Caraïbes, qui seront dévastées selon ce que tu nous expliques ! », interrogea Zoé qui avait été très attentive.

-          Notre site d’observation est certes moins intéressant que lors de notre virée islandaise avec Jean-Louis Gullung, où nous avons assisté en direct à l’éruption mais nous ne pourrions pas nous approcher ici comme nous le souhaitons pour atteindre notre objectif diamétralement différent. »

-          La Cumbre Vieja a connu une évolution fulgurante et dissimule sournoisement la fureur de ses entrailles. Deux éruptions récentes ont eu lieu. La plus récente en 1971 sans trop de conséquences. Toutes deux ont donné lieu à des expulsions de lave et de cendre. La précédente en 1949 a surpris les habitants qui n’avaient pas connu de secousse durant les deux siècles précédents. Mais plus encore, les très fortes secousses sismiques ont laissé place à une véritable déchirure de l’ile sur une distance visible de trois kilomètres au moins d’après nos informations ».

-          Bonelli Rubio, un espagnol spécialisé dans la sismologie, a remarqué un affaissement effrayant de quatre mètres au droit de cette déchirure. La chute vers l’océan est en route. Suivi par GPS, le constat est flagrant. Le glissement se fait régulièrement », s’empressa de préciser Chris.

Ce site très peu peuplé, en comparaison avec les grandes villes japonaises, n’attirait pas vraiment l’attention de l’opinion publique. Aucune chance de mobiliser les médias pour mettre sous les projecteurs cette menace dont les américains n’avaient pas conscience.

-          Je commence à comprendre pourquoi personne n’est encore en mesure d’avertir efficacement ces millions de victimes potentielles. Les éruptions sont absolument imprévisibles, malheureusement » commenta Régis à son tour.

Voici ce que regrettait également le petit groupe. Savoir que des innocents allaient périr, sans qu’il ne soit possible de mettre en garde qui que ce soit, désespéraient les membres du groupe qui découvraient la situation grâce aux projecteurs de Chris et Adèle.

-          Si je comprends bien, repris Zoé, le sommet du volcan qui s’effondre dans le cœur du volcan va éclabousser les alentours ? »

-          Oui, c’est bien ça, et toute la matière qui s’était asséchée et refroidie petit à petit, est remise dans le contenant qui ne possède pas de place pour l’accueillir », répondit Adèle.

-          Mais ce que nous allons observer dans nos études, ce sont les cratères pour lesquels le sommet du volcan ne s’est pas effondré dans le volcan, mais entraine la rupture de toute une face », précisa Chris.

Elle qui avait pour habitude d’être toujours à l’affut d’une plaisanterie, particulièrement avec son amie Zoé, était à présent très sérieuse.

-          Les enjeux sont très importants et nous avons été engagées par un groupe industriel très important, semble-t-il, qui souhaite que nous déterminions trois points. Tout d’abord, il faut identifier les mécanismes de rupture, puis dresser des signes avant-coureurs en mettant en lumière les manifestations préliminaires. Enfin, il s’agit de contribuer au dimensionnement des dégâts qui pourraient être consécutifs à l’effondrement dans la mer ».

-          Je ne comprends pas bien, Chris, quels dégâts ? » demanda Régis.

-          Tu as raison, Chris et moi, nous savons de quoi nous parlons, vous non. Je m’explique : le morceau de volcan que nous allons étudier en détail est sur une autre ile. Pour vous représenter ce que nous appelons vulgairement un morceau, vous devez imaginer. Il s’agit d’un volume dont la base représente cinq kilomètres de large sur vingt kilomètres de long pour une hauteur de 2.000 mètres » compléta Adèle.

-          Un volume total de 200.000 millions de mètres cube de montagne ! », annonça Arthur.

Son cerveau de chimiste entraîné au calcul avait modélisé le flanc de montagne qui était concerné, et en était sidéré.

-          Oui Arthur. C’est considérable. Et nous pensons que ces phénomènes se sont déjà produits », ajouta Chris.